| Je vis un jour dans les médias
une publicité tapageuse pour faire baisser le
cholestérol dans le sang. Je pensai aussitôt à
étudier l'action du D.N.R. dans ce domaine.
Les moyens à la mode pour le
traitement étaient essentiellement des
injections d'eau minérale provenant de sources
situées dans l'Hexagone. Comme ces eaux avaient
des teneurs en sels minéraux très faibles, la
publicité faisait remarquer qu'il s'agissait
d'eaux très pures. Scientifiquement, ces eaux
minérales qui ne renferment pratiquement pas de
sels minéraux sont appelées des eaux "
naturelles ". Parmi les quelques dizaines de
milliers de personnes qui avaient dès cette
époque utilisé le D.N.R., beaucoup de patients
réclamaient " l'eau ", en parlant du
D.N.R. Cette terminologie simplifiée me plaisait
beaucoup.
Plus tard, un vétérinaire
utilisateur du D.N.R., le docteur Richard, qui
ne tenait vraisemblablement pas à surcharger la
mémoire des propriétaires des bêtes malades,
l'appelait " la solution des sels
minéraux ". Les éleveurs étaient satisfaits
à plus de 90 %.
J'essayai donc de faire baisser le
taux du cholestérol dans le sang par application
locale du D.N.R. J'expérimentais en faisant
varier chaque fois un paramètre pour obtenir les
résultats les meilleurs. Je faisais tamponner
les avant-bras deux à trois fois par jour. Comme
le D.N.R. traverse facilement la peau, ceci
était équivalent à une piqûre intraveineuse.
Le taux de cholestérol avait
tendance à baisser, mais ce n'était pas l'idéal.
Aussi, un jour, je fis appliquer des compresses
de D.N.R. au niveau du foie.
Nos espérances furent dépassées :
la teneur en cholestérol passait de 3,5 à 2
grammes par litre en un mois. Je craignais une
erreur d'analyse, aussi je fis tester cette
technique sur une centaine de cas. Les résultats
furent reproductibles : la méthode était au
point. Je l'ai indiquée à de nombreux médecins.
La seule solution qui s'impose expérimentalement
est l'emploi méthodique du D.N.R. par
application de compresses ou par ionocinèse sur
le foie.
Des patients angoissés n'ont pas
hésité à utiliser le D.N.R. Ils ont pu ainsi se
libérer d'un régime alimentaire aussi
astreignant que stupide et inefficace. Ce n'est
pas en mourant de faim que leurs organes
déficients auraient été régénérés !
Au lieu d'utiliser des médicaments
de synthèse à préfixe anti (comme les
antibiotiques, les antihistaminiques ou autres),
il n'est pas philosophiquement stupide de faire
appel à des substances comme les composés
organosiliciés qui existent dans les organismes
vivants depuis un milliard d'années. Ces
composés peuvent au moins aspirer à combler des
carences responsables de certains fléaux.
L'un de ceux-ci était
l'hypertension. J'avais moi-même utilisé le
D.N.R. contre cette affection, mais les
résultats étaient difficilement reproductibles.
Un ami de mon défunt père, retraité patient et
bricoleur, avait construit un petit appareil à
ionisation avec des piles de poche. En regardant
la télévision, il ionisait le D.N.R. en mettant
les deux électrodes au niveau des coudes. Sa
tension, qui atteignait couramment 24/10, était
tombée à 16/8 et les effets bénéfiques s'étaient
prolongés pendant de nombreuses semaines.
A mon insu il devait toutefois
prendre un médicament qui seul n'avait aucune
action sur son hypertension, mais associé au
D.N.R. donnait des résultats favorables. En
effet, mes premiers essais avec le D.N.R. seul
avaient été un échec. Mais quand j'associai le
chlorure de magnésium à celui-ci par application
de compresses sur les poignets et les coudes,
les résultats furent mirifiques.
Mais toutes les fois que les
praticiens constataient que la tension de leurs
malades passait brutalement de 23 à 15 grâce au
D.N.R. (utilisé à leur insu), ils tenaient
toujours les mêmes propos : " Mon appareil
de prise de tension est hors d'usage ! "
Lorsque c'était un spécialiste qui écrivait à un
généraliste pour lui dire que
l'électrocardiogramme de son patient, très
perturbé depuis deux ans, était redevenu normal,
il exposait ces faits expérimentaux en les
faisant précéder du mot paradoxalement
ou de la locution contre toute
attente.
Une des illustrations les plus
pittoresques et affligeantes tout à la fois fut
le cas d'un ecclésiastique de la région de
Bordeaux. Son tension artérielle avait un
maximum voisin de 27, malgré les thérapeutiques
classiques administrées par le spécialiste. Il
était également suivi régulièrement tous les
deux ou trois jours par son généraliste qui
mesurait sa tension artérielle avec application.
L'état de l'ecclésiastique ne faisait que
s'aggraver et ses défaillances étaient
fréquentes au cours des offices religieux.
Le spécialiste, voyant que l'état
de son patient ne s'améliorait pas, eut un trait
de génie et fit dire à l'ecclésiastique par le
généraliste : " Vous qui êtes en bonnes
relations avec l'au-delà, faites des prières
ferventes à qui de droit pour aborder l'Eternité
en toute sérénité ! "
J'eus vent de ces sinistres
gamineries. Je suggérai à l'ecclésiastique
d'utiliser ma thérapeutique en tamponnant ses
poignets et ses coudes avec le D.N.R. Il le fit
et trois jours plus tard le médecin qui mesurait
sa tension trouva 16/8.
- " Mon appareil est
cassé, dit le praticien, je repasserai
demain ou après-demain reprendre votre tension !
"
Plus de six ans ont passé ;
l'ecclésiastique assure maintenant son sacerdoce
dans des conditions satisfaisantes. Ne voulant
pas se fâcher avec ses médecins, il ne m'a
jamais remercié, mais il ne prend plus de
bêta-bloquants depuis cette époque et sa tension
artérielle est toujours 15/8. |