|
Chimiste organicien, je n'ai
entrepris des recherches en chimie des dérivés
du silicium qu'en 1956.
Cette année-là, j'obtins une
importante récompense française, le prix
Raymond Berr, mais je n'avais jamais
entrepris aucune étude médicale.
Si j'ai synthétisé en 1957 une
molécule très simple(1), appelée couramment
D.N.R., atoxique contre toute attente,
soluble dans l'eau et utilisée aussitôt en
médecine, il a fallu un concours de
circonstances très difficile à analyser à
l'échelle temporelle.
La première maladie traitée avec
cette molécule dans un service hospitalier fut
le cancer, et les premiers résultats furent
satisfaisants.
Le second fléau traité de manière
quasi triomphale fut celui des maladies
cardio-vasculaires (angine de poitrine et
infarctus du myocarde en particulier).
Au cours des années qui suivirent,
nous étendîmes les applications du D.N.R. au
traitement d'autres maladies redoutables, telles
que les rhumatismes et les affections
virales.
Pendant ce temps, le D.N.R.
commençait à être vendu en pharmacie... pour le
traitement d'affections mineures.
Durant plus de vingt-cinq ans,
malgré mes innombrables démarches pour alléger
la souffrance humaine, le D.N.R. connut une
indifférence totale de la part des spécialistes
qui étaient supposés lutter contre les fléaux
qui accablent l'Humanité.
Le fait que le D.N.R. fut le
premier médicament à pouvoir traverser aisément
la peau indisposa beaucoup de ces spécialistes
qui me considéraient parfois comme un charlatan.
Le fait qu'un seul et même
médicament donnât des résultats satisfaisants
pour traiter le cancer, les maladies
cardio-vasculaires et les affections virales,
dans des domaines où la médecine classique avec
des médicaments " à bande rouge "
donnait des résultats incertains, m'attira
l'indifférence méprisante, voire la hargne et la
grogne de certains.
La science étant avant tout
tributaire des faits, j'ai estimé qu'il était de
mon devoir de poursuivre la lutte. L'Humanité
accablée et souffrante avait droit à quelque
attention de la part d'un défenseur de la
Science.
Il m'a semblé méprisable
d'entendre dire par les spécialistes qui se
refusaient à expérimenter le D.N.R. " Je n'y
crois pas ".
Dans les chapitres qui suivent,
j'ai essayé de résumer quelques aspects de mes
échecs malgré les efforts que j'ai déployés tant
en France qu'à l'étranger pendant plus de
vingt-cinq ans.
(1) CH3-Si(OH)3 (Précision de
N. Duffaut)
|