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Une utilisation nullement voulue
ni prévue du D.N.R. a été celle que nous avons
faite pour la radioprotection. Les cancéreux
utilisant le D.N.R. en même temps qu'ils étaient
soumis à un traitement par les rayons X
constatèrent qu'ils ne subissaient pratiquement
pas de brûlures, au contraire des autres
patients.
Ces derniers souffraient de ce que
les médecins appelaient des " coups de soleil "
qu'il fallait traiter avec des pommades et
diverses drogues. Malgré cela, les effets
étaient pratiquement nuls.
Les malades en vinrent à négliger
toute autre précaution avant leur exposition aux
rayons X, sinon celle d'employer fidèlement le
D.N.R. Moyennant quoi, ils n'observaient
pratiquement pas de brûlures, comme nous les en
informions avant le début du traitement.
Chaque fois, les médecins se
fâchaient de voir que les patients n'utilisaient
pas les pommades pourtant inefficaces.
Il arrivait souvent même qu'en
quelques séances une masse tumorale s'effondrât
rapidement, grâce à l'association D.N.R.,
radiothérapie ou cobaltothérapie.
" Disparition spontanée du
cancer ", disaient systémati-quement les
spécialistes qui ne se posaient jamais de
question sur l'absence de brûlure cutanée ou de
disparition de la masse tumorale.
Le D.N.R. aurait pu également
remplir de précieux services à tous ceux qui
sont exposés aux radiations ionisantes. La non
toxicité du D.N.R. permettait en effet
d'envisager de larges applications pour la
radioprotection chez l'homme.
Les radioprotections connues et
utilisées telles que la cystéine sont
très mal tolérées (par le foie en particulier).
Une administration massive de ce type de dérivé
soufré ne peut être prolongée au-delà de
quelques jours.
Avec le D.N.R. atoxique, il est
possible d'envisager des traitements prolongés
préventifs et curatifs.
Malgré mes nombreuses démarches
auprès des civils et des militaires, il ne fut
jamais donné la moindre suite. Quelques accusés
de réception très brefs et quelques fins de non
recevoir à peine polies ont tout au plus émaillé
ma longue marche dans cette partie du
désert.
Dans ce domaine comme dans
beaucoup d'autres, le D.N.R. aurait pu être
expérimenté et aurait rendu de précieux
services.
Là aussi, les spécialistes
officiels faisant fi de l'expérimentation
préfèrent laisser souffrir beaucoup de sujets en
laissant le D.N.R. à l'écart. |