| Dès le début, le D.N.R. a été
utilisé par les sportifs. Le coureur qui tordait
sa cheville, le joueur de tennis qui souffrait
de tennis elbow ou le sportif affecté d'une
tendinite faisaient appel à lui. Une simple
application locale du produit faisait
disparaître la douleur ainsi que sa cause.
Le plus grand succès fut obtenu
avec les tendinites. Les responsables médicaux
restèrent de marbre, cependant que de nombreux
étudiants en éducation physique et sportive, en
particulier ceux du C.R.E.P.S.,
appréciaient les bienfaits du D.N.R. Car la
bonne forme physique est indispensable à ce
genre d'étudiants, faute de quoi il leur faut
renoncer à présenter leur examen.
La plupart du temps, pour une
tendinite, le médecin ordonne trois semaines de
repos, au bout desquelles le sportif reprend son
entraînement... et c'est la rechute, parfois
avec aggravation.
Les prescriptions barbares
commencent alors : cortisone sous toutes ses
formes, telle est la médication. Des
complications se produisent souvent, hélas. J'ai
en mémoire de nombreux sportifs dont cette
drogue avait développé dangereusement un ulcère
à l'estomac.
Le pureté de l'idéal de ces jeunes
m'enthousiasmait toutes les fois qu'ils avaient
recours à moi. Débarrassés de la hantise de la
cortisone, c'est le bouche à oreille qui me les
adressait.
Ayant peu d'argent, ils devenaient
les zélés propagandistes du D.N.R., à la
différence de beaucoup d'adultes qui, guéris par
ma découverte, se demandaient si ce n'était pas
le temps, le sulfate de sodium ou la Nature qui
expliquait leur guérison.
Je remercie donc le Ciel d'avoir
trouvé quelque récompense affective parmi les
sportifs.
Dans le domaine du football, je
n'eus pas de succès avec les entraîneurs et les
médecins de l'équipe de France ou les
principales équipes françaises. Il en fut de
même dans les équipes de rugby. Pourtant, les
séquelles sont très lourdes dans la pratique de
ce sport.
Le médecin de la plus connue de
ces équipes m'a fait dire que son rôle
consistait avant tout à évacuer les blessés du
terrain vers l'hôpital le plus proche.
Heureusement, j'eus la chance de
rencontrer un médecin bien différent, le docteur
Bellocq, de Talence. Celui-ci, dynamique, ouvert
au progrès et soucieux d'apporter aux sportifs
un allègement à leurs souffrances, causées en
particulier par la tendinite, fut séduit par le
D.N.R. Il m'expliqua que la médecine sportive ne
ressemble que de loin à la médecine ordinaire
des hôpitaux. Pour qu'un sportif réussisse, il
faut, outre son corps, soigner son âme. Son état
d'esprit a une importance aussi grande sinon
plus que son état physique. Or la tendinite,
soignée par des alternances de périodes de repos
et d'inaction, engendre un état dépressif du
sportif qui retentit sur tout son corps.
L'usage du D.N.R. ou du
Conjonctyl, qui n'est autre que du
D.N.R. vendu en pharmacie(1), est
pourtant refusé par certains. Il permet pourtant
une guérison rapide, ce qui a d'autant plus
d'importance pour des gens dont la carrière est
courte, même dans le meilleur des cas.
J'ai souvent eu l'impression,
comme le disait un malade guéri, que le docteur
Bellocq avait ajouté une quatrième dimension à
l'existence des sportifs qu'il soignait.
Ayant dit un jour à ce praticien
que le D.N.R. était une locomotive à laquelle il
fallait ajouter de bons wagons pour
potentialiser et étendre son action, il eut
l'idée de lui adjoindre divers composés déjà
utilisés en thérapeutique, tels que les
oligo-éléments ou les extraits placentaires. Ce
chercheur confirmé obtint ainsi de nouvelles
utilisations toujours pragmatiques, souvent
géniales.
Il fut réconfortant pour moi,
épris d'idéal, de travailler avec un homme
possédant les qualités cardinales du découvreur
désintéressé, dont le seul but était de servir
des patients épris eux-mêmes d'un idéal si grand
dès le départ.
(1)
Depuis quelques années, le Conjonctyl
n'est plus vendu en pharmacie (ND
LLR) |