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Norbert Duffaut
Jaques Breton
Qui a peur de Loic Le Ribault?
Les Coulisses du Crime
Le flic en Blanc
Présentez...Âme !
L'histoire vraie du G5

Introduction

 

 .

INTRODUCTION


Un meurtre, c'est toujours la fin brutale d'un être humain.

Mais, pour certains hommes, une mort violente frappe les trois coups d'une entrée en scène sur laquelle chacun va jouer un rôle bien précis: La SCÈNE du CRIME, ballet macabre dont la victime tient la vedette. Apparemment inaccessibles à tout sentiment humain, insensibles aux larmes, aux cris et au sang, on les trouve toujours sur les lieux d'un homicide ou d'un suicide douteux :


Les MAGISTRATS, procureurs ou juges d'instruction responsables de l'enquête.

Le procureur prend celle-ci en mains à son début, jusqu'à ce qu'il s'en désaisisse au profit d'un juge d'instruction.

Le juge, lui, forme avec son (ou sa) greffier(ère) un couple indissociable en toute circonstance, ce(tte) dernier(ère) servant à son seigneur et maître de secrétaire, pense-bête, poisson-pilote, confident(e) et bonne à tout faire. Comme des époux, c'est pour la vie que le juge et greffier(ère) sont unis, qu'ils s'adorent ou se haïssent. Dans cet ouvrage, « mon » juge s'appelle Maurice.


Les ENQUÊTEURS, policiers ou gendarmes chargés de recueillir les témoignages et d'élucider l'affaire; parmi eux, on trouve ceux qui sont plus spécifiquement chargés de faire les constatations, prendre des photographies, tracer les plans et tenter de recueillir les indices. Je tiens ici à rendre hommage aux gendarmes de terrain, passionnés par leur travail, disponibles vingt-quatre heures sur vingt-quatre, qu'il convient de ne surtout pas confondre avec les membres de leur Direction Générale qui, d'ailleurs, ne les connaissent même pas. Dans le texte qui suit, j'ai baptisé Gérard un de leurs adjudants.


Le MÉDECIN, venu constater le décès, et qui ne s'attarde guère : les médecins normaux détestent fréquenter les morts.


Le MÉDECIN LÉGISTE, dont, au contraire, les cadavres constituent la clientèle et qui se déplace parfois sur les lieux du crime avant de regagner son royaume : la morgue où, plus tard, il autopsiera le corps de la victime. Dans ce livre, j'ai appelé mon légiste Brougnard.


Les EMPLOYÉS DE LA MORGUE, qui attendant que les enquêteurs aient fini leur travail pour emmener le corps. Leur mission est d'assister le légiste lors des autopsies, préparer le materiel, recoudre et réparer au mieux les cadavres après celles-ci. J'ai baptisé Albert le garçon de morgue que nous rencontrerons fréquemment au cours de ce récit, même si, dans la réalité, il s'agissait de personnages différents. Il ne faudra donc pas s'étonner si Albert apparaît alternativement marié, veuf ou célibataire.


Et puis, dans les cas très difficiles ou désespérés, on appelle L'EXPERT, le spécialiste en morts violentes, dernier recours avant l'échec.

C'est le rôle que j'ai tenu pendant dix ans, de 1982 à 1992.

Mon métier tel que je le concevais était très particulier : les magistrats, les employés de la morgue et les enquêteurs ignorent les problèmes du scientifique. Les techniciens des laboratoires de police, eux, ignorent tout des affres de l'enquête, de même que le médecin légiste.

Ma mission, elle, était complète : tout mettre en oeuvre pour résoudre l'affaire qui m'était confiée. Pour cela, quels que soient le jour et l'heure, je recueillais sur les lieux du crime tous les indices oubliés, les étudiais au laboratoire, épluchais les dossiers d'instruction pour y rechercher des éléments à exploiter scientifiquement, participais aux autopsies et aux exhumations.

Personne n'avait jamais joué ce rôle. Et il ne laisse pas intact l'imprudent qui le pratique.

Ainsi au cours de mes missions, j'ai découvert que l'imagination de l'homme est infinie quand il s'agit de trouver le meilleur moyen d'exterminer son prochain, et que ce souci hante aussi l'amateur, celui qu'on croise tous les jours dans la rue.

Outre les grands classiques (arme à feu, arme blanche, Opinel omniprésent, poison, corde, etc.), on constate que l'objet le plus innocent peut devenir un instrument de mort ; il m'a été donné d'étudier des meurtres ou des suicides au tire-bouchon, à la faux, à la hache, à la vrille, au cutter, à la ponceuse, à la perceuse électrique, à l'aiguille à tricoter, au fer à souder, aux ciseaux, à la fourchette, au sèche-cheveux, et, bien sûr, à la célèbre tronçonneuse.

Certains acteurs sophistiqués n'hésitent pas à employer des moyens lourds, tels que gyrobroyeurs et même séchoirs à linge industriels. D'autres, plus rustiques, savent se contenter de leurs dents. Mais on peut aussi tuer avec de simples mots, il existe des phrases qui laissent des cicatrices, et certains éclats de rire sont plus blessants que des éclats d'obus.

Mais je me souviens aussi de certaines scènes qui éclairèrent de temps à autre les « coulisses du crime » d'une note d'humour ou de drôlerie macabres.

Ce sont elles que, dans cet ouvrage, j'ai voulu raconter. Et raconter aussi de bien étranges rencontres, des gaffes monumentales et des réalités dépassant l'imagination la plus débridée.


Je précise qu'aussi incroyables ou monstrueuses soient-elles, toutes ces histoires sont parfaitement authentiques et que je les ai vécues pour la plupart. Je me suis simplement contenté de respecter l'anonymat des protagonistes ainsi que celui des lieux où les faits se sont déroulés.

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Table des matières
1. Les Coulisses du Crime
2. Introduction
3. EXTRAITS du LIVRE